DERNIERES NOUVELLES
Conférence-projection
à l'auditorium de Montélimar
LA GUERRE A MONTELIMAR
Lundi 7 février 2011 à 17 heures - Entrée libre
Panneau allemand trouvé à Montélimar de la 668e compagnie de maintenance automobile de la Wehrmacht (Collection Thierry Chazalon - Tous droits réservés).
Texte introductif de la conférence " LA GUERRE A MONTELIMAR " :
Durant la Seconde Guerre mondiale, en août 1944, le département de la Drôme est le théâtre de violents combats qui prennent place dans le cadre des opérations de libération du territoire national menées par les forces alliées. Pour le sud de la France, un corps expéditionnaire débarque le 15 août 1944 sur les côtes méditerranéennes (zone formée par le triangle Cavalaire-Draguignan-Saint-Raphaël). Il est composé de la 1ère armée française et du 6e corps d’armée américain, dont le commandement est assuré par l’état-major de la 7e armée américaine ; ces deux grandes unités seront soutenues par la Résistance armée qui est à présent organisée sur le modèle militaire depuis la création des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).
Par les communiqués diffusés par les radios des pays neutres et de la BBC, les Drômois peuvent suivre l’avancée des armées alliées débarquées deux mois plus tôt en Normandie en direction de Paris et, dans le Sud, les mouvements du corps expéditionnaire allié qui progresse en trois faisceaux vers Toulon, la vallée de la Durance (Apt) et les Alpes (Gap).
Soutenues par les FFI-FTPF, les troupes américaines progressent rapidement à travers les Alpes (Digne-Aspres) pour atteindre la ville de Die à J+5 - soit le 20 août 1944 - avec le double objectif de prendre Grenoble et de fermer la route nationale 7 pour encercler et détruire la 19e armée allemande de la Wehrmacht à hauteur de Montélimar.
Et c’est dans le département de la Drôme, non pas sur les plages du débarquement en Provence, que le sort des armes, entre les deux corps d’armées, va se jouer durant une série de mouvements offensifs et de percées défensives constituant, selon les historiens américains, La bataille de Montélimar. Cette bataille n’est pas la confrontation de petites unités mais l’affrontement du 6e corps d’armée américain (trois divisions et de nombreuses unités indépendantes) et les troupes en retraite du 85e corps d’armée de la 19e armée allemande (trois divisions et plusieurs régiments de fusiliers de l’air et d’artillerie de la Luftwaffe combattant au sol soutenus par cinq canons lourds sur voies ferrées).
Cette bataille n’est pas la confrontation de petites unités mais l’affrontement du 6e corps d’armée américain (trois divisions et de nombreuses unités indépendantes) et les troupes en retraite du 85e corps d’armée de la 19e armée allemande (trois divisions et plusieurs régiments de fusiliers de l’air et d’artillerie de la Luftwaffe combattant au sol soutenus par cinq canons lourds sur voies ferrées).
La guerre à Montélimar débute réellement le 13 août 1944 avec l’attaque de l’aérodrome d’Ancône par l’aviation américaine, à partir du 15 août, avec les bombardements par des nuées de Forteresses volantes de tous les ponts enjambant le Rhône détruisent le pont du Teil, mais aussi les villes de Bourg-Saint-Andéol et du Pouzin.
Pourtant, à la date du 20 août, peu de gens envisagent l’éventualité de combats autour de Montélimar ; sans doute craint-on la violence des réactions de la troupe allemande en cas d’embuscades menées par la Résistance armée, mais certainement pas le déroulement d’une bataille mêlant des chars, de nombreuses batteries d’artillerie, des attaques en piqué de l’aviation alliée, etc.
La Libération parait toute proche, mais l’inquiétude monte parmi les riverains de la route nationale 7 lorsque grossit le flux des troupes allemandes en retraite, conséquence de l’ordre de repli ordonné par Adolf Hitler, le 19 août 1944, à l’ensemble des troupes allemandes présentes au sud de la Loire de rejoindre le secteur de Dijon (sauf deux divisions pour tenir les villes portuaires de Toulon et de Marseille).
Ce sont tout d’abord des convois de fonctionnaires militaires et de spécialistes en logistique et fortification, puis les montiliens voient les premières unités combattantes arriver mêlées aux convois motorisés et hippomobiles de la Wehrmacht. A partir du 22 août 1944, les premiers Panzers prennent position au nord-est de Montélimar.
Dans la ville, les troupes allemandes en transit stationnent le long de la route nationale 7 camouflées sous les platanes, ou recherchant aux alentours de grandes maisons bourgeoises qu’elles réquisitionnent pour bivouaquer une nuit ou plusieurs jours. Et les premiers combats s’engagent pour le contrôle de Puy-Saint-Martin et de Sauzet, tandis qu’une reconnaissance américaine parvient au nord-est de la ville au quartier de La Chapellerie.
Résistants drômois et population civile vont se trouver au milieu des combats, et si la ville de Montélimar est finalement épargnée par les destructions qui touchent durement les localités de La Coucourde, Saulce, Loriol et Livron, les journées du 13 au 28 août sont les journées que les Montiliens nommèrent dans leurs journaux personnels « La guerre à Montélimar ».
" Dès lors, dans et autour de Montélimar, les Allemands se multiplient, car rares sont ceux qui arrivent à franchir la Drôme, et les maquis grouillent autour de la poche allemande qui finira par compter plus de 250000 hommes. Montélimar prend à certains moments l'aspect d'une ville assiégée, les Allemands installent des canons, qu'ils enterrent pour les protéger, des télémètres de 5 à 5 mètres d'ouverture, le nombre de batteries de D.C.A augmente, ainsi que les stocks de munitions et d'armes de tous genres. »
Note pour la communication média :
La conférence sera animée par Thierry Chazalon, auteur des livres Nationale 7, la route de la mort et Eté 44, on se bat à Montélimar ! parus en 2008 et 2009.
Par un patient travail de recueil de témoignages oraux et de retranscription d’archives familiales, enrichi par l’analyse des comptes-rendus des opérations militaires des belligérants (allemands, américains et de la Résistance armée), le conférencier a pu reconstituer au plus juste le film des évènements des quinze journées de « La guerre à Montélimar ». Son propos s’appuiera sur la projection d’une cinquantaine de clichés, de fac-similés de documents manuscrits et d’extraits de films d’époque qui permettront aux auditeurs de se replonger « dans l’ambiance de l’époque ».
Thierry Chazalon précise qu’il centrera son propos sur les évènements qui ont principalement touché la ville de Montélimar et ne développera pas le récit de l’ensemble des opérations militaires qui se sont déroulées sur l’ensemble du sud du département.
A l’issue de la conférence, l’auteur dédicacera, à ceux qui le souhaitent, ses deux premiers livres et recevra les souscriptions pour son troisième livre traitant de la Résistance drômoise (La Drôme en armes - Résistances, tome 1, 184 pages, parution au 15 mars 2011).
à l'auditorium de Montélimar
LA GUERRE A MONTELIMAR
Lundi 7 février 2011 à 17 heures - Entrée libre
Panneau allemand trouvé à Montélimar de la 668e compagnie de maintenance automobile de la Wehrmacht (Collection Thierry Chazalon - Tous droits réservés).
Texte introductif de la conférence " LA GUERRE A MONTELIMAR " :
Durant la Seconde Guerre mondiale, en août 1944, le département de la Drôme est le théâtre de violents combats qui prennent place dans le cadre des opérations de libération du territoire national menées par les forces alliées. Pour le sud de la France, un corps expéditionnaire débarque le 15 août 1944 sur les côtes méditerranéennes (zone formée par le triangle Cavalaire-Draguignan-Saint-Raphaël). Il est composé de la 1ère armée française et du 6e corps d’armée américain, dont le commandement est assuré par l’état-major de la 7e armée américaine ; ces deux grandes unités seront soutenues par la Résistance armée qui est à présent organisée sur le modèle militaire depuis la création des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).
Par les communiqués diffusés par les radios des pays neutres et de la BBC, les Drômois peuvent suivre l’avancée des armées alliées débarquées deux mois plus tôt en Normandie en direction de Paris et, dans le Sud, les mouvements du corps expéditionnaire allié qui progresse en trois faisceaux vers Toulon, la vallée de la Durance (Apt) et les Alpes (Gap).
Soutenues par les FFI-FTPF, les troupes américaines progressent rapidement à travers les Alpes (Digne-Aspres) pour atteindre la ville de Die à J+5 - soit le 20 août 1944 - avec le double objectif de prendre Grenoble et de fermer la route nationale 7 pour encercler et détruire la 19e armée allemande de la Wehrmacht à hauteur de Montélimar.
Et c’est dans le département de la Drôme, non pas sur les plages du débarquement en Provence, que le sort des armes, entre les deux corps d’armées, va se jouer durant une série de mouvements offensifs et de percées défensives constituant, selon les historiens américains, La bataille de Montélimar. Cette bataille n’est pas la confrontation de petites unités mais l’affrontement du 6e corps d’armée américain (trois divisions et de nombreuses unités indépendantes) et les troupes en retraite du 85e corps d’armée de la 19e armée allemande (trois divisions et plusieurs régiments de fusiliers de l’air et d’artillerie de la Luftwaffe combattant au sol soutenus par cinq canons lourds sur voies ferrées).
Cette bataille n’est pas la confrontation de petites unités mais l’affrontement du 6e corps d’armée américain (trois divisions et de nombreuses unités indépendantes) et les troupes en retraite du 85e corps d’armée de la 19e armée allemande (trois divisions et plusieurs régiments de fusiliers de l’air et d’artillerie de la Luftwaffe combattant au sol soutenus par cinq canons lourds sur voies ferrées).
La guerre à Montélimar débute réellement le 13 août 1944 avec l’attaque de l’aérodrome d’Ancône par l’aviation américaine, à partir du 15 août, avec les bombardements par des nuées de Forteresses volantes de tous les ponts enjambant le Rhône détruisent le pont du Teil, mais aussi les villes de Bourg-Saint-Andéol et du Pouzin.
Pourtant, à la date du 20 août, peu de gens envisagent l’éventualité de combats autour de Montélimar ; sans doute craint-on la violence des réactions de la troupe allemande en cas d’embuscades menées par la Résistance armée, mais certainement pas le déroulement d’une bataille mêlant des chars, de nombreuses batteries d’artillerie, des attaques en piqué de l’aviation alliée, etc.
La Libération parait toute proche, mais l’inquiétude monte parmi les riverains de la route nationale 7 lorsque grossit le flux des troupes allemandes en retraite, conséquence de l’ordre de repli ordonné par Adolf Hitler, le 19 août 1944, à l’ensemble des troupes allemandes présentes au sud de la Loire de rejoindre le secteur de Dijon (sauf deux divisions pour tenir les villes portuaires de Toulon et de Marseille).
Ce sont tout d’abord des convois de fonctionnaires militaires et de spécialistes en logistique et fortification, puis les montiliens voient les premières unités combattantes arriver mêlées aux convois motorisés et hippomobiles de la Wehrmacht. A partir du 22 août 1944, les premiers Panzers prennent position au nord-est de Montélimar.
Dans la ville, les troupes allemandes en transit stationnent le long de la route nationale 7 camouflées sous les platanes, ou recherchant aux alentours de grandes maisons bourgeoises qu’elles réquisitionnent pour bivouaquer une nuit ou plusieurs jours. Et les premiers combats s’engagent pour le contrôle de Puy-Saint-Martin et de Sauzet, tandis qu’une reconnaissance américaine parvient au nord-est de la ville au quartier de La Chapellerie.
Résistants drômois et population civile vont se trouver au milieu des combats, et si la ville de Montélimar est finalement épargnée par les destructions qui touchent durement les localités de La Coucourde, Saulce, Loriol et Livron, les journées du 13 au 28 août sont les journées que les Montiliens nommèrent dans leurs journaux personnels « La guerre à Montélimar ».
" Dès lors, dans et autour de Montélimar, les Allemands se multiplient, car rares sont ceux qui arrivent à franchir la Drôme, et les maquis grouillent autour de la poche allemande qui finira par compter plus de 250000 hommes. Montélimar prend à certains moments l'aspect d'une ville assiégée, les Allemands installent des canons, qu'ils enterrent pour les protéger, des télémètres de 5 à 5 mètres d'ouverture, le nombre de batteries de D.C.A augmente, ainsi que les stocks de munitions et d'armes de tous genres. »
Note pour la communication média :
La conférence sera animée par Thierry Chazalon, auteur des livres Nationale 7, la route de la mort et Eté 44, on se bat à Montélimar ! parus en 2008 et 2009.
Par un patient travail de recueil de témoignages oraux et de retranscription d’archives familiales, enrichi par l’analyse des comptes-rendus des opérations militaires des belligérants (allemands, américains et de la Résistance armée), le conférencier a pu reconstituer au plus juste le film des évènements des quinze journées de « La guerre à Montélimar ». Son propos s’appuiera sur la projection d’une cinquantaine de clichés, de fac-similés de documents manuscrits et d’extraits de films d’époque qui permettront aux auditeurs de se replonger « dans l’ambiance de l’époque ».
Thierry Chazalon précise qu’il centrera son propos sur les évènements qui ont principalement touché la ville de Montélimar et ne développera pas le récit de l’ensemble des opérations militaires qui se sont déroulées sur l’ensemble du sud du département.
A l’issue de la conférence, l’auteur dédicacera, à ceux qui le souhaitent, ses deux premiers livres et recevra les souscriptions pour son troisième livre traitant de la Résistance drômoise (La Drôme en armes - Résistances, tome 1, 184 pages, parution au 15 mars 2011).