LA DROME EN ARMES !  Résistances armée, civile, intellectuelle et religieuse


Tome 1
184 pages
Parution reportée au 15 mars 2011







    




    De par sa situation géographique, entre Vercors et vallée du Rhône, la Drôme était destinée à jouer un rôle de premier plan dans la résistance à l’Occupant et à l’Etat français de Vichy. Mais avant de prendre part aux violents combats de la Libération de l’été 44, la Résistance drômoise fût d’abord l’action isolée de ceux qui voulaient «faire quelque chose» contre l’état général de résignation de l’ensemble de la population et de l’administration française au lendemain de l’armistice du 22 juin 1940. C’est ensuite le camouflage d’armes et de matériels par l’Armée de Vichy pour préparer «la revanche», puis la mise en place de réseaux d’accueil et d’évasion de fugitifs. Avec l’invasion de la zone non occupée
par la Wehrmacht (novembre 1942) et l’instauration du Service du Travail Obligatoire (février 1943), des maquis composés de jeunes réfractaires se créent spontanément, puis les groupes francs, souvent attachés aux services anglais des opérations extérieures,
réalisent leurs premiers sabotages et exécutent les collaborateurs et miliciens trop compromis. L’unification des différents mouvements de résistance autour du Général de Gaulle permet d’envisager une Armée française dite de l’intérieur : ce sont les F.F.I. (Forces Françaises de l’Intérieur), auxquelles les résistants communistes s’adjoignent sous le vocable de F.T.P.F. (Francs-Tireurs et Partisans Français). L’année 1944 est marquée par une sanglante répression contre les maquisards et les populations qui les hébergent et les ravitaillent. Les martyrs de la résistance drômoise sont les sujets de poèmes d’Aragon et de Pierre Emmanuel qui, depuis, sont entrés au Panthéon de la littérature française. Avec le débarquement de Normandie, c’est l’insurrection nationale qui mène aux drames de Taulignan, de  Valréas, de Saint-Donat puis du Vercors. A la veille du débarquement de Provence (15 août 1944), la résistance armée drômoise est en cours d’assimilation à l’Armée régulière avec la  création  de régiments F.F.I. et F.T.P.F.. Engagés aux côtés de la 7e armée américaine contre la 19e armée allemande qui retraite du sud de la France par la vallée du Rhône, les bataillons drômois, mal préparés à une guerre conventionnelle, subissent une terrible épreuve du feu. Enfin, après la  libération du département, de nombreux résistants contractent un engagement qui les mène en 1945 au cœur de l’Allemagne.